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Construire un véhicule low-tech, parcourir près de 200 kilomètres jusqu’en Angleterre et vivre une aventure collective hors du commun : c’est le pari relevé par la Team Sotteville lors du Trophée Vhélio en mai dernier.
L’histoire débute autour d’ateliers de construction ouverts aux habitants. Curiosité, intérêt pour les mobilités douces ou envie de relever un nouveau défi sportif : chacun arrive avec ses motivations. Pour Pascale Leborgne, une retraitée active de 66 ans, tout commence après la lecture d’un article dans le Sotteville Magazine : « J’ai été impressionnée par l’idée de construire nous-mêmes le Vhélio, avant de partir jusqu’en Angleterre avec. » confie Pascale.
Au fil des ateliers, le véhicule prend forme et l’équipe aussi. Au sein de la Team Sotteville, composée d’habitants, d’agents, et d’élus de la Ville, chacun apporte ses compétences, son énergie et sa bonne humeur. Une complémentarité qui devient l’une des forces du groupe. Mécanique, entretien du véhicule ou organisation : les apprentissages sont nombreux. « Je ne pensais pas en apprendre autant sur la mécanique. J’ai fini par y prendre
goût », sourit Marie-Louise Pollet, retraitée de l’Éducation nationale de 71 ans.
Puis, vient le temps du grand départ. Direction Dieppe, puis l’Angleterre, sur les traces de Guillaume le Conquérant (lire encadré). Pour Johann Handouche, gestionnaire bâtiments-sécurité incendie de 56 ans, l’un des moments les plus marquants reste l’ascension de la côte de Neufchâtel.
Tout au long du trajet, l’entraide est omniprésente. Lorsqu’un incident mécanique survient pour la Team Sotteville, plusieurs participants viennent prêter main-forte. « La roue s’est cassée et tout le monde est venu nous aider. C’est ce genre de solidarité qui résume bien cette aventure », raconte Isra Sahouane, cheffe de projet responsabilité sociétale de 24 ans.
Le convoi ne passe pas inaperçu. Sur les routes normandes comme anglaises, les Vhélios attirent les regards et suscitent la curiosité. Les encouragements du public accompagnent les équipages jusqu’à leur destination. « Voir l’étonnement des gens et leurs encouragements nous donnait de l’énergie pour continuer », se souvient Johann. L’arrivée en Angleterre constitue l’aboutissement de plusieurs mois de préparation.
Au-delà du défi sportif, cette aventure est avant tout humaine. Elle a permis à des personnes d’horizons différents de se rencontrer, d’apprendre ensemble et de partager une expérience unique.
Cap vers 2027 : une nouvelle équipe pour une nouvelle aventure
L’aventure ne s’arrête pas là. À l’occasion du Millénaire de Guillaume le Conquérant, un nouveau défi attend les passionnés de mobilité douce. Du 6 au 9 mai 2027, de nouveaux équipages prendront la route pour retracer le parcours de Guillaume le Conquérant entre la Normandie et l’Angleterre.