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Avant l’arrivée des beaux jours, une période intense s’annonce pour les agentes et agents des espaces verts. De la fin de l’hiver jusqu’à la fin du mois de mars, ils sont mobilisés pour réaliser les plantations partout dans la ville. Bulbes, arbustes et vivaces prennent place dans les parcs, les rues et les espaces publics.
Cette année, pas moins de 14 100 bulbes sont plantés à travers la commune, notamment au Bois de la Garenne, au cimetière, rue Raspail ou encore à Gadeau de Kerville. Ces plantations participent au renouvellement d’un patrimoine végétal parfois vieillissant, tout en enrichissant les espaces plantés avec des essences plus adaptées aux enjeux environnementaux actuels.
Au-delà de l’aspect esthétique, ces choix de plantations visent aussi à soutenir la biodiversité locale. Les végétaux sélectionnés présentent un intérêt pour les insectes pollinisateurs et les oiseaux. Au printemps, 1 728 arbustes et plantes vivaces viendront ainsi renforcer le patrimoine végétal de la ville, contribuant à un cadre de vie vert, vivant et durable.

Les serres municipales sont utilisées pour la production des plantes destinées aux espaces verts de la commune, mais aussi comme espaces de stockage. Elles permettent d’anticiper les besoins en végétaux et d’assurer un roulement des plants tout au long de l’année, en fonction des saisons et des projets d’aménagement. Les serres disposent également de box de multiplication, permettant de reproduire certaines plantes par division ou bouturage. Cette pratique facilite le renouvellement des végétaux, notamment en cas de plants détériorés, et contribue à maintenir un stock disponible.
On y cultive différents types de plantes : des plantes annuelles (impatiens, pétunias, sauges, cosmos…), des plantes bisannuelles (pensées, pâquerettes, primevères, myosotis…), des plantes vivaces (miscanthus, géraniums), ainsi que des arbustes et des arbres. Les serres accueillent environ 10 à 15 variétés de plantes annuelles et 5 à 6 variétés de bisannuelles, choisies en fonction des besoins et du calendrier de plantation. La production en interne permet une maîtrise des végétaux, une planification des plantations et une gestion des coûts, en adaptant les cultures aux contraintes techniques plutôt qu’aux disponibilités des fournisseurs.
Cette production en interne permet également d’aménager les espaces en fonction de leur usage. C’est ce qu’on appelle la gestion différenciée. Cette technique éprouvée est respectueuse de l’environnement. Elle est bénéfique pour tous les organismes vivants à commencer par les humains. Moins de nuisances dues aux tondeuses, zéro pesticide, tout en conservant des parterres travaillés aux endroits stratégiques.
Allier cadre de vie et préservation de l’environnement est un défi, précise Jézabel Saumur, cheffe du service Environnement à la Ville. Il n’y a pas de vie dans une pelouse de 5 centimètres de haut. Elle est également inutile pour rafraîchir l’air lors des fortes chaleurs, et bien incapable d’absorber un trop plein de pluie. Les herbes hautes sont quant à elles inadaptées aux jeux en famille ou à la balade du chien par exemple. C’est pourquoi la gestion différenciée est particulièrement pertinente.
Ce ne sont pas les adeptes des jardins partagés qui diront le contraire. Rue Victor Lanoux, le jardin Rosemonde se prépare au printemps. « On attend les beaux jours avec impatience ! » s’enthousiasme Emmanuel, jardinier amateur. Ici, une dizaine de riverains entretiennent un jardin de 100 m2. « On a beaucoup d’aromatiques, des oignons perpétuels… et beaucoup de fleurs pour attirer les insectes pollinisateurs. Sans eux, pas de fruits ! explique avec bon sens Emmanuel.
La biodiversité, c’est un tout. Elle se constate à l’échelle d’un territoire ». Un mécanisme naturel que les membres du jardin Rosemonde ont plaisir à partager. « Le jardin partagé, c’est un lieu d’échange avec des particuliers passionnés, mais aussi avec les riverains. Nous l’avons fait découvrir aux élèves de l’école Rostand et des lycées Marcel Sembat ». En plus du jardin Rosemonde, six autres jardins partagés sont accessibles à Sotteville : le jardin Fantine, rue Victor Hugo, les jardins des trois Maisons citoyennes (Voltaire, Buisson et Gadeau de Kerville), et le verger partagé Constance Pascale, près du Stade Jean Adret.
Top départ pour le comptage des oiseaux !
Le comptage national des oiseaux, porté par la Ligue de protection des oiseaux (LPO), invite chacun à observer et compter les oiseaux durant 1 heure dans son jardin, sur son balcon ou dans un parc. Pour chaque espèce, il faut compter le nombre d’oiseaux présents en même temps et enregistrer les données sur le site de l’Observatoire des oiseaux des jardins. Des documents à l’identification y sont disponibles. Cette campagne permet le suivi annuel des oiseaux qui fréquentent les jardins en cette période. Alors, prêts à compter ?